Dans l’article qui suit, je m’adresse en particulier aux familles habitants en banlieue parisienne. Vous êtes peut être en pleine réflexion pour rejoindre les douceurs d’une ville de province (Toulouse peut être ;))… Sachez que la vie en banlieue de villes de province est légèrement différente de la vie en banlieue parisienne…

Anciens habitants de banlieue parisienne, mon chéri et moi avons vécu 1 an demi à Clamart, 2 ans à Montrouge puis 3 ans à Meudon. Nous n’avons jamais vécu dans Paris intra-muros, mais lorsqu’on vient de la province, c’est tout pareil 🙂 et on assimile facilement la première couronne de la banlieue à Paris.

De plus, nous travaillions tous les 2 dans le centre de Paris, nous prenions les transports en commun tout les jours et nous nous sentions donc un peu parisiens 🙂

Au fil de ces années, nous avons appris à vivre dans cette banlieue et à en apprécier les avantages, en particulier la proximité et les aspects pratiques d’habiter proche de la capitale, tout en bénéficiant du calme et d’un cadre de vie agréable d’une petite ville de banlieue.

Et lorsque nous avons décidé d’aménager à Toulouse, cela nous paraissait naturel de vivre en banlieue proche toulousaine, car dans nos têtes, c’était le même fonctionnement qu’en région parisienne.

Oui mais voilà… autant la banlieue parisienne (et là je parle de la première couronne hein, par exemple Montrouge) peut être assimilable à un 21ème arrondissement parisien (et là les vrais parisiens vont me traiter de tous les noms hahaha! :)) autant la première couronne de Toulouse ne vous fera pas sentir vivre dans un quartier de Toulouse. Aujourd’hui, nous habitons à Balma (de l’autre côté du périph) et la vie n’a rien à voir avec la vie en banlieue parisienne.

Avant d’aller plus loin, une pause s’impose 🙂

Veuillez noter que cet article est totalement subjectif. Il est à prendre avec précaution, car ce n’est que MON ressentit. Pour bien comprendre mon point de vue, sachez que j’habite à Balma depuis 3 ans et je n’ai pas connu d’autres villes dans le coin. J’habite un quartier résidentiel composé uniquement de maisons, et légèrement éloigne du centre ville (20 min à pied). De plus, je travaille à Blagnac, donc je n’ai pas non plus le même rythme de vie que lorsque je travaillais à Paris. Je vous invite donc à interroger et à comparer les avis d’autres Toulousains et autres « banlieusard » toulousains pour vous faire une idée juste.

 

Voici les différences qui ont été pour moi les plus frappantes. Je commence par les changements les plus désarçonnants pour finir par les notes les plus positives 🙂

Différence #1: Les transports en communs ne sont pas autant développés qu’à Paris et dans sa banlieue.

A Meudon: un bus passait en bas de chez moi toutes les 10 min pour aller sur Paris. Un RER passait environ toutes les 7 min et je rejoignais la station à pied en moins de 10 min. Résultat: nous n’utilisions la voiture que le week-end pour faire les courses…

A Balma: j’ai un bus qui passe dans ma rue toutes les heures. Il ne passe même pas pendant les vacances scolaires! Un mini bus (le TAD pour Transport A la Demande) passe aux heures de pointe, mais il faut réserver sa place et son créneaux à l’avance. Pour aller prendre un bus au centre ville, je dois marcher un bon quart d’heure. Pour prendre le métro, c’est 10 minute de voiture, ou 45 minutes de marche. En plus il n’y a que 2 lignes de métro, donc selon où l’on veut aller cela peut devenir compliqué. Par exemple, pour moi, c’est impossible d’aller au boulot en transport en commun… Bref, pour se déplacer il faut être prévoyant. Résultat: on privilégie la voiture pour tout nos déplacements, sauf lorsqu’on va dans le centre ville de Toulouse, on fait l’effort d’y aller en métro en nous garant sur le parking gratuit, heureusement!

Différence #2: La livraison à domicile n’est pas super développée.

En banlieue parisienne: nous commandions régulièrement pizzas, chinois ou sushis. Dès qu’on voulait quelque chose d’un peu exotique, on pouvait se le faire livrer, et peu importe l’heure ou le jour.

A Balma:  La pratique, c’est le « A emporter » même les pizzas. Heureusement, un service de livraison de sushi et de burger s’est installé sur Balma et il livre! Mais dès que l’on veut quelque chose de plus exotiques (chinois, indien…) on appelle pour commander et on va récupérer notre commande…en voiture bien sûr 🙂 quitte à faire jusqu’à 20 min de trajet pour récupérer notre indien préféré!! Uber eat ne vient pas encore jusqu’à chez nous.

Différence #3: Aucun magasin n’est ouvert le dimanche.

En banlieue parisienne: nous profitions de cette journée pour aller faire du shopping au Ikea de Thais ou aux Quatre Temps de la Défense. Nous pouvions aller à la boulangerie ou à la supérette du quartier à n’importe quelle heure.

A Balma: Pas d’Ikea ni de centre commercial ouvert. Les boulangeries sont ouvertes jusqu’à 13h, sauf une qui ouvre jusqu’à 19h… Vous comprendrais par conséquent qu’il n’est pas utile d’y aller apès 17h car le stock est très limité… Heureusement, un carrefour market est ouvert et permet de dépanner, mais encore une fois, c’est en voiture!! J’avoue que les deux premières années ont été très dure pour nous, surtout l’hiver. L’avantage c’est qu’on apprend à profiter autrement de nos dimanches, en se promenant dans la campagne environnante. Voyez par exemple mon article sur le lac de Flourens.

Différence #4: Les parcs et les aires de jeux ne sont pas bondés.

En banlieue parisienne: nous avions l’impression d’être un peu à Paris le week end… Toutes les familles étaient de sortie dans le même parc que nous, évidemment, et y passait l’après midi. Evidemment, tout le monde vit en appartement et le jardin public c’est LE jardin!

A Balma: la majorité des gens ont des jardins. La nécessité d’aller au parc pour défouler les enfants est moins forte. C’est juste un prétexte pour sortir un peu de la maison, se sociabiliser ou alors pour faire une halte pendant les ballades dans la ville. Du coup, ce n’est jamais bondé et c’est très agréable 🙂

Différence #5: Le métro toulousain est plus adapté pour les familles.

Sur Paris: Nous n’allions pas souvent à Paris en famille. Combien de fois nous sommes nous retrouvés bloqués en haut d’un escalier ou devant des poteaux avec la poussette. C’était une vraie expédition, et nous renoncions la plupart du temps.

Sur Toulouse: il y a des escalators et des ascenseurs dans toutes les stations, et il y a des portiques de sécurité plus grands pour les personnes handicapés et les poussettes. De plus les parkings des métros sont gratuits dès qu’on a un titre de transport. Résultat: nous allons plus souvent sur Toulouse en transport, et je peux même y aller seule avec mes 2 garçons sans crainte de la complication.

Différence #6: Ici il n’y a pas de « banlieue toulousaine ». On habite à Toulouse ou on vit en région toulousaine.

Il n’y a pas, comme à Paris, cette impression de ne pas être « parisiens » sous prétexte q’on y a jamais vraiment vécu, ou des toulousains qui refuseraient de vivre ailleurs qu’à Toulouse comme ces parisiens qui refusent d’aller de l’autre côté du périph sauf pour les vacances (Attention cliché!! 🙂 ). Ici les gens peuvent vivre dans Toulouse puis partir vivre dans un village alentour sans problème. On vit avant tout en région toulousaine!

Le bilan.

Le bilan pour nous est très positif. Nous sommes largement gagnants en terme de qualité de vie: rythme plus lent, plus d’espace, un jardin… Nous avons changé de ville et forcément, il a fallu nous adapter et trouver un nouveau rythme. Après 3 ans, c’est fait et nous ne regrettons absolument pas notre choix.


Alors vous qui avez quitté Paris pur une autre ville de France, vous qui vivez peut être en banlieue de Bordeaux, Lyon, Marseille ou Toulouse également, avez-vous le même ressentit?

Et vous qui souhaitez quitter la région parisienne, quel est le petit truc du quotidien que vous ne voudriez surtout pas perdre en venant vivre en province?